Vierge mais pas trop !

Avant de vous parler de son nouveau disque je vais vous parler de « ma rencontre » avec Aoi Teshima.

J’ai eu l’occasion d’assister à son concert anniversaire qui a eu lieu en mai 2017 à Maebashi, un « grand village » de la préfecture de Gumma situé à 100km de Tokyo. J’ai bien aimé le changement d’ambiance entre cette ville façon village (300 000 habitant tout de même) et la mégalopole de Tokyo, les gens sont bien plus cool, sympas et détendus…

Il faisait beau et malgré une 1h30 de transport (Shinkansen + train local) j’étais plutôt de bonne humeur. Il faut dire que j’étais très bien placé dans la salle, ni trop près, ni trop loin… de plus ma place n’était pas vraiment en face mais légèrement décalée sur la gauche… Coup de chance, la chanteuse a passé 90% du concert légèrement décalée et non face micro, son regard était pile face à moi.

Ce concert était vraiment très bien, assez propre, piano, guitares et percussions, elle a chanté des chansons de toutes les périodes de Teru no Uta (son premier single) à son dernier album Aoi Toshoshitsu (avec en bonus une reprise Michael Jackson très sympa). Tout était absolument kitch, avec une ambiance vieille France, avec penderies, lampes et éclairages façon grand-mère, couleurs ors et rouges… D’ailleurs elle a passé tout le concert entre 2 lampes à pied avec abat-jour rétro année 50.

Le seul décalage fut la percussionniste au look junkie utilisant des percussions non conventionnelles à base d’objets hétéroclites trouvés dans une décharge. Il faut dire que Aoi abordé un look intéressant, une sorte de robe année 50 de petite fille de bonne famille, prude et très très vierge avec un petit chignon torsadé… Elle salut pas à la japonaise mais en faisant une petite révérence en tirant sur sa robe, en penchant légèrement sa tête sur le côté façon petit chat… Cependant… Un léger trouble dans son regard semblait crier des « je suis très chaude » c’était assez étonnant et m’a fait bien marrer notamment lors de sa reprise de Cruella De Vill, ou elle nous a gratifié de petits miaulements sexy très déstabilisant !

Quelques points notables. Elle a recommencé une chanson après s’être déconcentrée en plein milieu (et elle chanté un ton au-dessus). Lors du final, prise d’émotion, elle a raté son vibrato de fin de chanson. C’était touchant et plutôt sympa… Par la suite elle s’est confondu en excuse… amusant.

Même dans sa séance de « serrage de main » après le concert, Aoi ressemblait à un robot avec toujours ce petit regard flou façon « je suis bourré mais personne ne doit le savoir ». J’ai tout fait pour pouvoir prendre une photo mais le méchant manager de JVC à dit non (avec le sourire). Elle a juste réagi par des onomatopées très Japonais quand j’ai expliqué que je venais de Paris. Il faut noter qu’Aoi Teshima puise son inspiration dans la France des années 50, tant sur le look, que le style, ou encore l’univers.

Après cette longue introduction, parlons du disque qui sortira le 22 novembre 2017 et s’intitulera Tokyo… Il s’agit vraiment d’une entreprise commerciale de la part de JVC voulant surfer sur le succès de son tube Asu e no Tegami.
En réalité il s’agit d’un single fortement déguisé en mini album, histoire de sortir un joli petit disque à l’approche de noël.

Il contiendra l’unique vrai nouvelle chanson de ce disque intitulé Tokyo… Le reste est un joli remplissage mal déguisé… 2eme chanson, Akai Ito, un single sorti en début d’année en téléchargement (rebaptisé « Single Mix »), puis la reprise Ombra mai fu, sortie l’année dernière dans l’OST d’un film, s’en suit une reprise de Ruriiro no chikyuu de Seiko Matsuda, déjà présente dans son album Aoi Works ~Best Collection 2011-2016~ (2016), que l’on nous annonce dans une version différente (probablement non réinterprétée). Par la suite pour rappeler Noël, le disque nous propose une reprise de The Christmas Song, dans un enregistrement live. L’album se termine par les versions instrumentales dans 2 premières chansons.

Malgré une jaquette assez mignonne, ce disque est réservé aux fans et aux collectionneurs, car le remplissage éhonté à peine masqué fait peine à voir. Enfin bon, si Aoi gagne de l’argent pour nous sortir de très bons albums personnels ; ça me va !

Titre : Tokyo
Date de sortie : 2017.11.22
Référence : VICL-64898
Prix : 1,620 yens

01. Tokyo
02. Akai ito (Single Mix)
03. Ombra mai fu
04. Ruriiro no chikyuu (« kono chikyuu no hibitachi e » Version)
05. The Christmas Song (Live)
01. Tokyo (Instrumental)
02. Akai ito (Instrumental)

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