TOP 2020 ! Bilan de l’année Jmusic !

Une année 2020 bien particulière avec une crise sanitaire bouleversant les prévisions. En effet depuis le début de l’année, une grande majorité des concerts ont été annulés ou reportés et il est fort probable que les productions studios, et plus généralement, l’industrie musicale ont été ralenties.

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Cependant, un mal pour un bien, de nombreux artistes se sont lancés dans la production de concerts en streaming, parfois visionnables dans le monde entier. Un vrai plaisir de pouvoir soutenir et assister à des concerts de nos artistes préférés, allant de la superstar, à la petite chanteuse très indépendante.

Malgré tout, de nombreux de disques sont sortis cette année (beaucoup de best of il est vrai) et je vous présente ma petite sélection avec mon inénarrable TOP VAN JMUSIC 2020. Bien entendu il ne s’agit que de mon top basé sur mes gouts et mes envies. Il vous permettra probablement de découvrir des artistes et des albums totalement inconnus.

TOP VAN JMUSIC 2020

*-1-* > sugar meWild Flowers

01. Sugar me

Après quelques années d’absences et un changement de maison de disque, la chanteuse sugar me (Teraoka Ayumi) fait son retour avec la sorti de son 3eme album intitulé Wild Flowers de chansons originales et le résultat dépasse clairement mes attentes.

On retrouve tout ce que j’aime dans la musique de sugar me. Des compositions incroyablement délicates et mélodieuses, une voix douce et charmante, et aussi, des textes dans un Anglais de qualités.

Mais la chanteuse va plus loin en nous présentant des chansons plus matures et des arrangements plus élaborés et variés que sur les précédents albums. Dès la chanson d’ouverture, Gift From The Sea, sugar me opte pour une production électro synthé inédite qui donne une tonalité nouvelle à ce disque. J’ai également apprécié la surprenante chanson Flower In Anger et ses airs jazzy funk, ou encore la très années 60, Nancy.

Il n’y a rien à jeter dans cet album ultra bien écrit, composé et produit avec des mélodies d’une qualité rares qu’elles paraissent entre des reprises ! Mon coup de cœur est sans aucune doute la chanson Black Sheep. Ce disque se termine par une expérience pour sugar me, une chanson en Japonais intitulé Yoru ha yasashi qui conclu avec douceur et délicatesse ce disque qui a clairement marqué l’année 2020.

*-2-* > Arca (LUCA & Haruka Nakamura) – Sekai

02. ARCA

Suivant la carrière du musicien Haruka Nakamura avec attention, j’ai découvert un peu par hasard la sorti de ce disque, intitulé Sekai, en collaboration avec la chanteuse LUCA créant ainsi le groupe Arca.

La fusion entre les talents fonctionne ici parfaitement bien ! La douceur acoustique et la qualité mélodieuse de ce disque vous sautent aux oreilles dès l’entêtante chanson d’ouverture intitulée Funade. L’album enchaine les titres dans une ambiance folk spirituelle, alternant piano et guitare, avec un certain gout de la pureté et du minimaliste. Une vraie réussite !

De plus, les éditions produites par Kitchen Label sont toujours extrêmement haut de gamme, luxueuses et limitées, cela donne un vrai petit coffret à la fois esthétique et très agréable à manipuler. A l’époque des sorties tout numériques (ou à l’économie), ce genre de label propose une vraie plus-value dans l’édition de son catalogue.

Au passage je vous recommande de vous intéresser à la discographie de la chanteuse LUCA. Cela tombe bien, elle vient de sortir cette année un album de reprise intitulé Tsunda hanataba Kotaba ni nashite ~Japanese old folksongs~ particulièrement passionnant à écouter !

*-3-* > Uri Nakayama11

03. Uri

2 ans après son album anniversaire Caldera, Uri Nakayama revient avec son 11eme album, contenant 11 chansons, sobrement intitulé 11. Ce nouveau disque est une vraie réussite, tout aussi bon que le précédent (que j’avais particulièrement bien aimé). Uri enchaine les chansons charmantes, dans une délicate pop/bossa/folk qui constitue son style et son univers. Sur des titres ultra mélodieux et superbement bien produits, la douce voix d’Uri Nakayama nous transporte dans son univers ensoleillé et serein.

En plus des chansons écrites et composées par Uri Nakayama, cet album contient une surprenante reprise du groupe punk THE BLUE HEARTS avec Tsuki no bakugekiki. Une relecture très différente faisant la part belle à la mélodie et la douceur dans l’interprétation. La chanteuse profite également de cet album pour reprendre son premier tube Madros Yokochou, extrait de son premier album DoReMiFa sorti en 2007.

Clairement un des albums de l’année ! De plus, vous pourrez prolonger 2020 avec Uri Nakayama puisqu’elle a également sorti cette année un très bon album live intitulé SAMSA, ainsi qu’un single numérique Osoi hikari / Hoi An.

*-4-* > Ichiko AobaAdan no Kaze

04. icho

Après quelques projets parallèles et autres collaborations, la chanteuse a quitté la label JVC pour intégrer P-VINE (une maison de disque de qualité favorisant l’auto-production) pour sortir son nouvel album, Adan no Kaze. Ce nouveau disque créé en collaboration avec le musicien Taro Umebayashi (déjà présent sur d’anciens titres) raconte une histoire onirique et universelle (biblique) sur 14 nouvelles chansons.

J’ai fait une expérience avec ce disque. Je me suis mis à l’aise et me suis laissé bercer par cette douce musique. Résultat garantie, en écoutant cet album dans l’ordre (c’est important), comme une entité unique et une expérience le résultat est savoureux et satisfaisant. On voyage en apesanteur dans un monde étonnant et réconfortant. Une belle réussite !

*-5-* > Chihiro OnitsukaHYSTERIA

05. oni

C’est avec de grandes difficultés et beaucoup de retard que la chanteuse Onitsuka Chihiro sort enfin son nouvel album, le huitième, faisant suite à l’opus Syndrome (2017) qui a totalement relancer sa carrière avec un retour aux sources : des ballades dépressives à performances vocales.

Pour ce nouveau disque, clairement pas toujours très inspiré (on dénombre quelques chansons très fades de remplissage), la chanteuse synthétise sa carrière entre grandiloquentes ballades très sombres et titres pop rock plutôt efficaces.

C’est assez bien produit (par Shu Kanematsu) et le résultat, probablement par nostalgie, a fonctionné sur moi. J’ai apprécié qu’elle assume cette voix grave et enrouée mais aussi les quelques titres plus folks. Malgré un succès en demi-teinte dans les charts, j’ai particulièrement apprécié l’écoute de cet album (et sa superbe édition collector).

*-6-* > RiLFMy Beloved Farewell

06. ril

Quelques semaines après la sortie d’un très limité nouveau single intitulé Miss You, le groupe RiLF (composé de Takahiro Kido, Yuki Murata et Calu la chanteuse de Matryoshka), a annoncé un nouvel album… Leur 2eme album, intitulé My Beloved Farewell, presque 10 ans après leur premier opus !

J’apprécie particulièrement les productions du collector Ricco Label, dont le groupe Anoice en semble la synthèse, même si j’ai une préférence pour le groupe film. Ce nouveau disque de RiLF est vraiment charmant alternant les chansons électro noise et les douces ballades éthérées.

La fusion des talents entres ces différents artistes fonctionnent parfaitement et ce n’est pas pour rien qu’ils travaillent ensemble depuis autant d’année. Je vous conseil de jeter une oreille ou deux dans les productions de ce collectif. La prochaine étape ? Probablement un nouvel album de film pour 2021 !

*-7-* > Saho TeraoKita e mukau

07. tre

Cet opus a été annoncé comme un ultime chef d’œuvre (rien que ça !). Cet album écrit et composé par Terao Saho, est produit par les deux frères du groupe Kicell (Tomoharu Tsujimura et Gobun Tsujimura), mais aussi beaucoup d’autre musiciens de talent, déjà présents tout au long de la carrière de la chanteuse.

On retrouve l’univers à la fois doux et parfois dure de la chanteuse à travers des chansons alternant, univers jazzy et langoureuses ballades. Encore une fois, il s’agit un peu d’une synthèse de sa carrière avec probablement son meilleur album. A noter que plusieurs titres de ce disque sont des hommages au père de la chanteuse décédé l’année dernière.

Cette année a été riche en sorties pour Saho Terao, puisqu’en plus de ce superbe nouvel album, elle a sorti un album de reprise et un EP en collaboration avec Jun Kamoda, dans un style très différents lorgnant vers l’électro urbain… A écouter sans attendre !

*-8-* > LOVE PSYCHEDELICOComplete Singles 2000-2019

08. love

Pour fêter dignement (ou pas franchement) 20 ans de carrière, le très célèbre groupe pop-rock LOVE PSYCHEDELICO nous a sorti cette année un best of, ou plutôt un single collection, avec une édition collector démentielle dont je n’ai pas pu résister…

La nostalgie parle, mais pas que… En retraçant la carrière de ce duo, il faut bien reconnaitre l’ultra bonne qualité des chansons proposées. Certes, les influences Américaines sont omniprésentes mais le résultat est foutrement bien foutu !

Des mélodies ultra efficaces, des arrangements de qualité, des paroles amusantes mélangeant sans honte Anglais et Japonais, et surtout cette voix si spécifique de la chanteuse, qui m’a toujours enthousiasmée et transportée. J’aurais sans doute préféré un véritable nouvel album mais je suis satisfait à l’écoute de ces 4 disques contenant tous les singles (faces A et B) du groupe.

*-9-* > KOKIAAnimal CD vol.3

09. kokia

Allez, tata KOKIA n’a pas manqué de nous refourguer de la bonne came cette année ! Et malgré tout, cela marche sur moi… Je suis sensible voyez-vous. KOKIA nous a donc sorti son 3eme opus de sa série « Animal » (en gros des chansons pour enfants inspirées des différents animaux), toujours en auto-production et quoi qu’on dise, elle maitrise la formule.

Parfois amusantes, souvent émouvantes, ces petites chansons, produites avec gout et une évidement maitrise fonctionnement terriblement bien ! En plus de ce disque, un mini album intitulé Hoshi no uta Kaze no naka, est sorti en fin d’année. Moins intéressant sans doute, cet opus « spécial COVID » est tout de même agréable à l’écoute.

Voila, KOKIA s’est bien s’y prendre avec ses vieux fans nostalgiques (d’ailleurs elle ne produit et vend qu’à ses fans avec ce genre de production), malgré des prix quand même bien abusés et qu’on est tout de même bien loin de la qualité de son dernier (vrai) album, Tokyo Mermaid.

*-10-* > Nahoko Kakiage – Son année 2020 !

10. naho

Bien qu’elle n’ait pas sorti d’album cette année (elle ne rentre donc normalement pas dans ce top), je fais ce que je veux en la nommant symboliquement sur cette 10eme place. Malgré une année difficile pour tous les artiste indépendants, la chanteuse n’a pas chômé !

Elle a continué son projet « Quiet Diary », avec des chansons sombres et atmosphériques que j’ai vraiment savourés avec intensité. A ce jour, on pourrait faire un album en réunissant ces titres. En plus de cela, Nahoko a sorti 2 chansons en téléchargement, une MAGNIFIQUE reprise de Heartbreaker et la chanson Minna chigatte minnaii, en collaboration avec le groupe Ensemble Planéta. Pour finir, la chanteuse a sorti 2 EP avec son groupe D49 (Hiroshi Matsui), à savoir Alternative 3 et Cold Region.

Je souhaite (et c’est probable) que la chanteuse reviendra en 2021 avec de nouvelles chansons et pourquoi pas un nouvel album qui fera suite à sublimissime album Requiem (2018).

*-La déception de l’année-* > Le retour de RURUTIA

11. rurutia

Après des années d’absences, en grande partie liées à des difficultés psychologiques, la chanteuse RURUTIA nous surprend pas un retour avec 3 singles sortis en téléchargement. Sans maison de disque et sans son producteur historique Taka Sato, la chanteuse, dans un cadre franchement amateur et indigne d’une artiste avec une telle carrière, nous propose 3 chansons, qui paraissent être des démos « home recording » de pré-production, voire de pre-carrière…

C’est incompréhensible pour un artiste de ce calibre de faire un tel retour en arrière (vers une période que l’on n’a jamais connu en fait). A l’écoute, on a l’impression qu’il s’agit d’une débutante, une jeune chanteuse qui galère à produire des démos avec les moyens du bord.

Rien ne va ! Mélodies peu inspirées, arrangements cheaps et indignes (même moi je ferai mieux !!) et une qualité d’enregistrement façon home studio amateur… Même les cover sont des aberrations visuelles au niveau d’une adolescente qui s’essaye sur Photoshop

Je suis d’autant plus triste que j’ai beaucoup apprécié la carrière de RURUTIA… Mais là ce n’est clairement pas possible. RURUTIA a vraiment besoin des producteur/arrangeur de talent pour l’aider, mais aussi un responsable pour sa promotion et ses visuels, car ce travail d’amateur et franchement incompréhensible et inacceptable !

BILAN

Pour conclure, encore une année de JMUSIC, alternant du bon et du moins bon, et parfois quelques nouveautés rafraichissantes, dans un marché toujours plus moribond, malgré des facilités de productions (n’importe quel artiste talentueux peu produire et promouvoir un album avec la technologies actuelles).

La crise sanitaire n’a pas non plus aidé les choses à mieux se passer et il est fort probable que beaucoup d’artistes aient mis de côté leurs projets pour attendre une conjoncture plus favorable. Au passage les moments de crises ont toujours très largement inspiré les artistes avec des productions plus sombre (ou par opposition plus joyeuses) qui arriveront dans les prochains mois et années.

J’espère que ce petit bilan sera riche en découvertes et pour les autres disques intéressants de l’année, n‘hésitez pas à consulter les archives 2020 du site et proposer votre propre sélection. Bonne année !

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